20 octobre 2008 - Un voyage a-touristique...

Je me souviens qu'avant notre départ, Guillaume et moi ne parlions que peu de ce que nous allions faire. Non pas par manque de bonne volonté, mais plutôt par ignorance choisie. Nous étions en somme incapables de répondre aux questions qu'on voulait bien nous poser. Quel itinéraire allez-vous prendre? Où allez-vous dormir? Quelles villes allez-vous traverser? Quels sites touristiques allez-vous visiter?
En réalité, nous ne voulions pas répondre à ces questions. Alors chacun y allait de son bon conseil et de sa petite expérience. Si vous allez dans tel pays, il faut absolument aller faire un tour de ce côté-ci. Et si vous allez là, alors il faudra à tout prix faire un détour de ce côté-là.
Nous avons écouté les conseils, les avons mis dans une petite boite, et les avons enfouis en terre française.
Puis nous avons fermé nos sacoches et nous sommes partis.
Toutes ces remarques étaient bonnes ; là n'est pas la question. Simplement, lorsqu'on se déplace à vélo, le terme "voyage" prend une tout autre dimension... J’entends déjà les commentaires déçus : « Comment? Vous êtes allés au Mexique sans aller voir tel site aztèque? Quel dommage! »
Et non, nous ne sommes pas allés voir le site aztèque. Non par désintérêt, mais simplement parce qu’il était à 500 km, et qu’entre lui et nous, il y avait une chaîne de montagnes...
Alors c’est vrai, nous n’aurons pas vu le site aztèque, mais, - et c’est ce pourquoi nous partons -, ce que nous aurons vu est incomparable.
Nos premiers jours au Mexique sont, pour ainsi dire, a-touristiques. Nous empruntons des routes que les Mexicains eux-mêmes ne fréquentent que peu. Nous traversons des villages dans lesquels jamais aucun gringo ne s’est aventuré. Et surtout nous rencontrons un peuple dans son propre pays, loin des fards et des paillettes touristiques.
L’authenticité.
Et c’est là un trésor qui vaut toutes les merveilles du monde. N’importe quel guide touristique pourra me renseigner sur les routes à prendre ; n’importe quel livre d’art pourra m’instruire sur la culture aztèque. Aucun ne m’indiquera la place du village perdue au milieu des montagnes.
Et c’est pourtant là que nous dénichons nos plus beaux trésors...





2 commentaires:

Anonyme a dit…

comme tu racontes bien, Rachel!
tous ces petits détails que tu nous donnes bien volontiers nous donnent presque l'illusion de sentir, voir, ... et aussi, ça c'est certain, d'être avec vous par la pensée et le coeur.

continuez au gré des routes à cueillir le meilleur et à vous accommoder du moins bon.

avec tous mes chaleureux encouragements.
Christine

Anonyme a dit…

100% d'accord avec toi la Shoute!!!
Continue à nous faire rêver and to give us food for thoughts!!!
bon voyage

sara